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Bienvenue sur le site de la Société Théosophique de France

La Société Théosophique est un groupement non sectaire dont les buts sont:
 1)      Former un noyau de la Fraternité Universelle de l’Humanité sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
2)      Encourager l’étude comparée des religions, des Philosophies et des Sciences ;
3)      Etudier les lois inexpliquées de la Nature et les pouvoirs latents dans l’homme.
La Théosophie est la Sagesse qui soustend toutes les religions, au-delà de leurs dogmes et superstitions.
Sa devise : IL N'Y A PAS DE RELIGION SUPERIEURE A LA VERITE

La Théosophie a toujours été, depuis des temps immémoriaux, connue d'un petit nombre.
Ses enseignements aident à réaliser la nature spirituelle latente en chaque être humain, sans dépendance et sans peur. Ils démontrent que Justice et Amour guident le monde.


Nilda VENEGAS BERNAL - Une Approche de notre Nature

   La vie est la grande opportunité de découvrir qui nous sommes et le sens de l'existence. Lorsque, pour certains, y compris les théosophes, nous avons déjà été en contact avec des enseignements spirituels, nous devons être attentifs à reconnaître d'où ou de quelle partie de notre être sont issues les décisions, impulsions, volontés, impressions, etc. Ceci parce que, inconsciemment, il est possible que nous projetions ce que nous avons appris, ce qui conditionne notre mental, brouillant notre faculté de discernement ; ou il est également possible que nous interprétions de façon erronée ce qui se passe en nous, ce que nous faisons ou ce que nous sommes. Il nous faut clarifier les choses et faire la lumière, devenir conscient des illusions de la personnalité qui nous empêchent de nous diriger vers ce que nous sommes vraiment, vers ce qui est Réel et Vrai.

   Dans la tradition Hindoue, en particulier dans le Sāmkhya et le Vedānta, ainsi que dans les enseignements théosophiques, il est bien connu que notre Être ou Ātman se compose de trois éléments qui constituent sa nature et une unité : sat-chi-ānanda, aussi appelé Brahman. La profondeur de cet enseignement appelle l'étude, la réfection et la méditation.

   L'ADVAITA BODHA DIPIKA, un classique de la littérature vedantine, nous dit :
   Apprès avoir écouté le maître sur la nature de l'être, qui dans les Écritures est appelé Brahman ou Existence-Conscience-Félicité, nous en obtenons une connaissance indirecte. Ensuite, en accord avec l'enseignement et par un raisonnement intelligent, nous devons rechercher et trouver l'Être, qui est Connaissance pure, et le non-être, qui est inerte et objectif comme l'ego. Il nous faut les discriminer et les séparer, et ensuite faire l'expérience de leur différence. Plus tard, par la méditation, nous éliminons tout ce qui est objectif et ce qui reste du mental est absorbé dans la non-dualité de l'Être, pour enfin faire l'expérience directe de la Félicité Suprême.

   Cet exposé synthétique nous indique la manière de chercher et le processus de réalisation ultime de la nature de l'Être. Pour commencer, nous abordons l'enseignement par l'étude ou la transmission orale, lesquels constitueront une partie du savoir indirect qui est nôtre. Cette phase peut être qualifiée d'approche cognitive, mais il ne s'agit pas d'une approche expérimentale de l'enseignement. L'étudiant doit veiller à ne pas s'identifier aux nouveaux concepts qui ne sont pas encore sa vérité, puisqu'il ne les a pas encore réalisés. Le risque peut exister d'une inflation de l'ego, et toutes les conséquences que cela implique, et l'individu serait alors loin de la réalité qu'il tente d'approcher, avec de surcroit un voile nouveau qui couvrirait la Réalité de l'Être. C'est en étant attentifs à nos processus mentaux que nous mettons au jour ce nouveau piège de l'égo, qui cherche à s'affirmer à travers une forte personnalité, avec ses projections et ses identifications spécifiques.

   Celui qui cherche doit demeurer dans un état de réflexion et d'investigation, dans lequel il peut avoir accès à ce qu'il est. Ici, le mental reste calme et tranquille, condition fondamentale pour laisser passer la lumière de l'intelligence, buddhi, qui illumine ce que l'on explore. C'est pourquoi le pratiquant a besoin de se préparer et de s'entraîner, au sens où il doit mener une vie de discipline, qui, à son tour, peut préparer le mental et tout ce qui le compose à la méditation sur ce qui constitue sa nature. Cette investigation en profondeur nous libère de plus en plus de l'influence des conditionnements de l'égo, et nous met en capacité de faire la différence entre ce qui appartient à l'« Être » et ce qui appartient au « non-être ». Le « non-être » englobe tout ce qui est périssable et fini, tout ce qui est matériel et objectif, y compris nos propres états émotionnels et contenus mentaux. De cette façon si nous consentons à nous départir des identifications de l'égo, ce dernier s'affaiblira jusqu'à se dissoudre dans sa condition de māyā ou être illusoire. Cette non-identification du mental permet au méditant d'accéder à des réalités plus profondes de l'être, celles qui furent oubliées au cours de son voyage vers la manifestation, le monde de māyā, au-dessus duquel il a commencé à s'élever afin de retourner à la Lumière, au Père, à l'Ultime Réalité.

   Le mental est finalement absorbé, immergé en son essence et en son substrat, et il est un avec l'être, qui est non-duel. La dualité du mental a été transcendée, la dualité qui a permis à ce qui fut manifesté de s'exprimer en individualités, l'unité exprimée dans sa diversité. Cet état d'intégration finale, de réalisation de l'Unité, s'exprime en Plénitude, Félicité, en Bonheur Ultime. Ceux qui ont eu un aperçu ou réalisé cet état d'intégration et de plénitude, où il n'y a ni division ni fragmentation, expriment, dans le silence, la vérité et la beauté de la Réalité de l'Être. Leur amour et leur compassion sont le reflet de leur unité avec tous les êtres. Cette Félicité et cette Lumière se déversent et nous enveloppent tous.
...

   À propos de sat (Existence) L'ADVAITA BODHA DIPIKA dit : Il reste toujours le témoin des états qui prennent possession de Lui. Il est un, permanent, dans la continuité, et témoin de toute chose.

   Et Śankarāchārya dit :

   Non affecté par les cinq enveloppes (matière ou prakriti prenant la forme des cinq kósha-s : enveloppe physique dense, enveloppe pranique ou force vitale, enveloppe mentale, enveloppe de Buddhi ou intelligence et enveloppe de félicité), témoin des trois états (vigilance attachée à l'enveloppe physique ; sommeil au corps subtil : et sommeil profond au corps causal), Ātman est la Réalité qu'on ne peut atteindre ni changer, dont la connaissance permet à l'aspirant de briser les liens qui l'enchaînent au monde relatif et d'atteindre la Libération suprême. En raison de son ignorance, l'homme confond Ātman avec une ou plusieurs de ses enveloppes... ce n'est que par la pratique du détachement total, par le discernement, seulement quand cela se produit, que la véritable nature de Āman est révélée.

   Pendant la méditation, grâce à une investigation profonde née du silence mental, nous pouvons réussir à faire la distinction entre les enveloppes et notre identité. Le « neti, neti », ou négation, n'est plus un exercice méditatif mais un vécu, et la réalisation de notre Réalité Ultime devient possible. Alors Sat est dévoilé, vide d'attribut, même si nous essayons de le qualifier à partir de notre conscience étroite. Nous découvrons que notre connaissance est partiale lorsque nous comprenons la réalité de notre nature. Sat est omniprésent et existant par Lui-même. En tant que présent, passé et futur, le temps psychologique créé par le mental pour renforcer l'égo disparaît, et le présent éternel s'exprime au sein du soi.
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Extrait, Congrès Européen 2017
 

                             LES FONDATEURS

H.P.Blavatsky
& H.S. Olcott

H.P. Blavatsky (von Hahn),  est née à Ekaterinoslav (Russie) en 1831. Elle était la petite-fille par sa mère de la princesse Elena Dolgorouki et descendait par son père des princes de Mecklembourg, naturalisés Russes depuis trois cents ans. En 1848 elle épousa le vieux général Blavatsky, vice gouverneur d’Erivan : ce fut un mariage blanc. Elle s’enfuit trois mois après et son père, comprenant que cette fille étrange échappait aux règles ordinaires, lui fournit des subsides et la laissa agir à sa guise.
Traversant le Caucase elle gagna Constantinople, puis l’Egypte et la Grèce et essaya en vain de pénétrer au Tibet. C’est à Londres en 1851 qu’elle vit dans un corps physique, le Maître qui veillait sur elle depuis son enfance. Il lui apprit qu’elle était l’instrument choisi pour constituer la Société Théosophique – instrument imparfait, mais le seul utilisable à cette fin. Hélena Blavatsky partit alors pour le Canada, le Mexique et les Indes. Elle pénétrait enfin en 1864 au cœur du Tibet et y rejoignait ses Maîtres aimés. Elle y travailla plusieurs années sous la direction de la Loge Blanche, la hiérarchie des adeptes qui guident l’évolution de l’humanité. Ils l’envoyaient dans le monde occidental pour ramener les esprits à l’étude de la Vérité et de la Sagesse antique.
En 1873 les communications occultes avec les Maîtres étaient établies et elle recevait l’ordre de partir pour l’Amérique. C’est là que fut fondée à New York le 7 septembre 1875 la Société Théosophique par H.P.Blavatsky et le colonel Olcott, W.Q.Judge, Mrs Britten et onze autres membres.
« Avant que ne commence le mouvement théosophique et pendant deux mille ans, depuis la décadence de la civilisation grecque, il n’y a eu en Europe ni une synthèse religieuse ni une synthèse intellectuelle qui puisse satisfaire un homme cultivé. Vie religieuse, vie artistique, philosophique, chacune à sa façon apportait son message, mais restait isolée dans sa sphère sans que rien les rattache l’une  l’autre. H.P.B. a fait jaillir de ses écrits cette grande synthèse qui unit les parties en un tout éblouissant de lumière, d’harmonie et de vie. (G West) » La Religion, la Science, la Philosophie et l’Art forment les branches du savoir qui seront rassemblées en un seul arbre gigantesque : l’Arbre de la Connaissance. (La vie d’Annie Besant – S.GLACHANT)

Henry Steel Olcott, est née à Orange, dans le New Jersey, USA, le 2 août 1832.
Lorsqu’un homme qui s’est fait un nom comme agronome, puis comme avocat de la ville de New-York, des grandes compagnies d’assurance, de l’industrie sidérurgique, etc. : qui préside la « National Insurance Convention » chargée de rédiger la loi sur les assurances, qui est proposé comme ministre des Finances des USA, qui est le correspondant le plus en vue des grands journaux américains que le Président des Etats-Unis n’hésite pas à recommander personnellement, renonce à sa famille, à tous les honneurs et à tous les avantages pécuniaires de sa situation et s’expatrie, il faut bien admettre que ce qui l’inspire est pour lui la Vérité.
    Sa passion semblait être d’exprimer ce qu’il voyait et ressentait avec une grande précision et sans complaisance. Aussi n’hésite-t-il pas à présenter H.P.Blavatsky, l’autre fondateur de la S.T. avec ses défauts, ses bizarreries, ses sautes d’humeur, son humour aussi et à mettre en garde contre l’adoration qu’on pourrait être tenté de lui porter. Cette impartialité est pour beaucoup une garantie de la véracité des propos du Colonel Olcott concernant les pouvoirs psychiques de H.P.Blavatsky.

Ce qui frappe dans cet homme honnête, loyal, doué d’un grand sens commun, généreux, fidèle et humoriste, c’est que toute son activité est un œuvre de pionnier : première incinération en Amérique, sous les sarcasmes d’une partie de la presse, première exposition de produits indiens, créateur d’écoles, de sociétés, de bibliothèques hindoues, élaborateur d’un plan technique à Baroda, éditeur de journaux pour enfants hindous, promoteur d’une Société de la femme indienne, créateur d’écoles pour hors castes, défenseur des hindous persécutés à Ceylan, sans parler de toutes ses œuvres pour vivifier l’étude du sanscrit et insuffler la fraternité dans les religions orientales et autres.

SUCCESSEURS ET PERSONNAGES MÉMORABLES:

Annie Besant
Annie (Wood) Besant est née le 1er octobre 1847 à Londres.  C’est le troisième personnage qui nous apparaît, lui aussi, comme un être tout à fait exceptionnel.
Tous les  problèmes sociaux sont familiers à Annie Besant. Elle est coéditeur du National Reformer,  membre du parti travailliste, des trade-unions, etc. Avec Hebert Burrow elle défend les intérêts des employées des fabriques d’allumettes dont le sort est particulièrement terrible. Elle est à la tête des mouvements en faveur du suffrage féminin, de l’égalité des droits de la femme et de l’homme. Elle participe aux discussions concernant les méthodes nouvelles d’enseignement : elle s’occupe des problèmes de logements, des repas scolaires, de l’abolition du travail à la tâche, de la réforme pénale et pénitentiaire, de l’antivivisection, etc. A lire cette énumération et à constater l’évolution actuelle de ces problèmes, on mesure le courage qu’il a fallu pour les aborder déjà dans la seconde moitié de l’avant dernier siècle.
   Annie Besant prend ainsi contact avec toutes les misères du monde. Elle s’incorpore à elles et c’est ce qui lui permettra toujours de parler avec l’autorité que donne l’expérience.
   Lorsqu’en 1889 le voile se déchire et que la théosophie lui apporte l’explication fondamentale des problèmes qu’elle cherche à résoudre, elle quitte le matérialisme,
 et toute la moisson d’expériences humaines qui est sienne, et la met avec ardeur et même avec passion, à la disposition des œuvres spirituelles et philanthropiques qu’elle entreprend.
  C’est par amour de l’homme concret qu’Annie Besant mystique abandonna sa foi chrétienne pour le servir dans le socialisme. Et c’est par amour de la spiritualité concrète qu’Annie Besant politicienne quitta le socialisme pour la Théosophie. La Théosophie n’a jamais été pour elle une théologie abstraite, objet d’une foi intellectuelle et affective, mais une synthèse biologique de l’esprit, une science, héroïquement expérimentée en elle-même et appliquée en tout instant, de cette vie divine, humanisée en nous, que théologies, philosophies et sciences se représentent diversement, et dont toutes nos histoires retracent le progrès.
Ce qui a attiré Annie Besant à la Théosophie n’était pas l’ampleur de son intuition métaphysique, c’était l’expérience, pressentie bien avant sa rencontre avec Mme Blavatsky, de la spiritualité, naturelle en même temps que divine, et concrète, qui est la vie de tous les hommes, et la conviction du droit qu’ont tous les hommes au service de ceux qui ont acquis la science de son évolution. 
La narration de ses luttes en faveur de l’Inde exigerait tout un volume. Le travail qu’elle fit pour la théosophie est incommensurable. Elle voua tous ses efforts aux recherches occultes, à l’enseignement, à la diffusion : dès qu’elle fut présidente, elle sembla avoir le don d’ubiquité – comme du reste presque tous les autres présidents. On la voit dans toutes les sections. Elle crée de nombreux mouvements sociaux et éducatifs.
On a dit d’elle qu’elle fut le plus grand orateur de son siècle. Son portrait serait incomplet si l’on n’ajoutait qu’elle a publié pas moins de 340 livres et brochures.

C.W.Leadbeater

C.W. Leadbeater, née le 17 février 1847 à Northumberland (Angleterre), a consacré, lui aussi, toute sa vie à la théosophie. Il a été le fidèle compagnon d’Annie Besant et l’instructeur de très nombreux théosophes, dont J. Krishnamurti. L’un de ses titres de gloire est sans doute de nous avoir, par ses nombreux livres, appris à connaître mieux la mort, les plans subtils, l’aura, etc.
   Cet occultiste nous a surtout appris le côté caché de la nature, l’ésotérisme des cérémonies religieuses et autres. Ses commentaires sur Aux pieds du Maître, etc., en collaboration avec Annie Besant, doivent être connus de tous ceux qui ont le tempérament mystique et qui désirent avancer dans la voie du disciple.
   Incalculable est le nombre de ceux dont la vie a été modifiée après lecture de ses ouvrages.
Ses derniers mots furent : « carry on » que l’on peut librement traduire par: « maintenez haut le flambeau ».

Jiddu Krishnamurti

J. Krishanmurti est né le 11 mai 1895 à Mandanapalle (Andhra Pradesh, Inde) de parents brahmanes mais peu fortunés. Un huitième enfant traditionnellement voué au Seigneur Krishna, Krishnamurti fut remarqué par des théosophes de Madras comme étant un enfant totalement dénué d’égoïsme. Très rapidement, Mme Annie Besant, alors Présidente de la Société Théosophique, l’adopta, l’entoura de personnalités de valeur qui le préparèrent en vue d’une visite qu’il fit en Angleterre en 1911, accompagné d’un frère plus jeune, très aimé. Plus tard il revint à Londres et y reçut une éducation générale assez poussée. Possédant l’anglais et le français, il commença, après la Grande Guerre, à devenir actif au sein de la mouvance de la Société Théosophique.
Être délicat et rempli de tact, Krishnamurti ne voulait d’aucune manière imposer à son auditoire la forme de son discours. D’où cette insistance à solliciter de cet auditoire, quel qu’il fut, une participation toujours accrue à l’étude qu’il conduisait avec lui. Are we together ? « Sommes-nous bien ensemble ?… Ce n’est pas la personne qui parle qui fait seule le travail ; c’est tous ensemble que nous avançons dans le sujet. » Ces remarques, il en ponctuait ses causeries, comme des rappels pour une plus grande vigilance de la part de l’auditeur, qui, toujours, a trop tendance à se laisser bercer par l’écoute et ainsi « reçoit la pluie » au lieu d’être lui-même à la fois la pluie et le terrain à irriguer.
Comme beaucoup d’êtres d’exception, c’est encore relativement jeune que les grandes lignes de son enseignement furent clairement formulées ainsi que le prouvent les conférences, les séminaires, les causeries qu’il donna jusqu’en 1929 ; en quelques mots celui-ci peut se résumer comme suit : se libérer des contraintes engendrées par l’appartenance aux races, nationalités, religions, classes, traditions, éducation, mais aussi annihiler la personnalité dont un des reflets majeurs est l’égoïsme, rechercher inlassablement la Vérité…et devenir par son propre entendement, son intuition, son éthique, ce que toute homme devrait être : un homme libre, autrement dit, un adulte.

Alfred Percy Sinnett (1840-1921)
Depuis 1872, A.P.Sinnett était Directeur du journal The Pioneer, quotidien le plus influent des Indes à cette époque, lorsqu’il apprit l’arrivée à Bombay, le 17 février 1879, des Fondateurs de la Société Théosophique, Mme Blavatsky et le colonel Henry Steel Olcott.
Très rapidement un contact fut établi et son nom devint intimement uni aux deux déjà cités. Ce fut chez les Sinnett, à Allahabad ou à Simla, que se produisirent les phénomènes que nous trouvons décrits dans « Le Monde Occulte ». L’ardent désir de  A.P.Sinnett fut de pouvoir échanger une correspondance avec les « Maîtres » de Mme Blavatsky. Celle-ci lui facilita ce contact et il en résulta un long échange épistolaire entre 1880 et 1884, échange qui permit d’une part l’exposition des enseignements contenus dans ces Lettres, ce fut « Le Bouddhisme Esotérique » qui parut en 1883, et d’autre part, mais après son décès survenu en 1921, la publication « verbatim » des « Lettres » elles-mêmes.
Président de la London Lodge, il devint, par deux fois, Vice-Président de la Société Théosophique mondiale.
Lorsqu’il adhéra à la Société en 1879 il jeta le poids de son autorité et de son prestige dans l’aventure entreprise par Mme Blavatsky et le Colonel Olcott. Il le fit avec un courage que nous apprécions difficilement aujourd’hui étant donné la position de premier plan qu’il occupait dans les sphères anglaises de l’Inde.

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