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Bienvenue sur le site de la Société Théosophique de France

La Société Théosophique est un groupement non sectaire dont les buts sont:
 1)      Former un noyau de la Fraternité Universelle de l’Humanité sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
2)      Encourager l’étude comparée des religions, des Philosophies et des Sciences ;
3)      Etudier les lois inexpliquées de la Nature et les pouvoirs latents dans l’homme.
La Théosophie est la Sagesse qui soustend toutes les religions, au-delà de leurs dogmes et superstitions.
Sa devise : IL N'Y A PAS DE RELIGION SUPERIEURE A LA VERITE

La Théosophie a toujours été, depuis des temps immémoriaux, connue d'un petit nombre.
Ses enseignements aident à réaliser la nature spirituelle latente en chaque être humain, sans dépendance et sans peur. Ils démontrent que Justice et Amour guident le monde.


Angels TORRA BURON - Sur notre Évolution
 

   Le thème de ce Congrès nous fait réfléchir à diverses choses.

   Pourquoi la S.T. a-t-elle été fondée ? Pas pour être bon, ni pour être un mouvement qui enseigne aux gens la façon de se comporter, c'est-à-dire à ne pas voler, à ne pas tuer, à ne pas tricher... Il ne s'agit pas non plus d'une école d'occultisme. L'un des Maîtres (Maha Chohan) a déclaré : Périsse plutôt la S.T. avec ses infortunés fondateurs que de lui permettre de devenir une simple académie de magie, un institut d'occultisme.

   Ce n'est pas un club où l'on vient pour satisfaire sa curiosité intellectuelle ou lorsqu'on s'ennuie.

   La S.T. a été fondée pour promouvoir la régénération spirituelle de l'homme, et il s'agit de nous.

   Le premier objet, la Fraternité universelle de l'humanité, est une chose sur laquelle les Adeptes ont insisté comme étant la base de leur haute motivation, qui est principalement la transformation de l'être humain, de toute sa nature, de son comportement et de son avenir.

   Nous nous rassemblons ici pendant plusieurs jours pour confirmer que la théosophie est un chemin, ou plutôt devrions-nous dire que la théosophie indique la direction que nous devrions prendre. H. S. Olcott, dans son discours inaugural de la S.T. à New York, en 1875, a déclaré que la Société ne veut pas des croyants, mais des investigateurs, des chercheurs, des enquêteurs.

   Théosophie = Sagesse Eternelle = Vérités transmises de toute éternité, depuis l'Antiquité, par différents messagers utilisant des langues différentes, en fonction du temps où ils vécurent et des personnes auxquelles ils s'adressaient. Tous s'adaptent aux besoins de leur temps.

   Cependant, la vérité est toujours la même ; c'est son interprétation qui varie, selon l'oreille qui écoute.

   Shakespeare, comme Calderon, a dit que la vie est un songe et que rien n'est vrai ou faux ; tout dépend de la façon dont nous regardons les choses en ce monde de rêve :
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    Depuis le tout début de l'humanité, il y a toujours eu un message révélant les Vérités Eternelles. Il est destiné à aider les humains à s'éveiller et à s'extirper de l'indolence, de la léthargie, et de l'attachement à la vie instinctive. Cet instinct correspond à l'impulsion de Kama-Manas et a une potentialité énorme, qui doit être développée.

   - À l'intérieur de la pomme de pin il y a déjà l'arbre qu'elle deviendra une fois que la germination et la croissance auront eu lieu. Il ne faut que des conditions appropriées pour que l'arbre se développe pleinement.
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  • Lettre des Mahatmas n°12 - Maître M. : Le but de cette vague de vie humaine est d'atteindre la conscience unitaire appelée Bouddhéité.

   Le destin de l'humanité est donc d'atteindre l'idéal de la progression et de la perfection humaine, ce que dépeint la Science Secrète. C'est le devoir de chacun, notre objectif final. Une fois arrivé à ce stade, nous serons aptes à recevoir notre diplôme.

   Tôt ou tard, nous atteindrons tous cet état de conscience unitaire appelé Bouddhéité. Il nous incombe, à nous et à personne d'autre, d'avancer avec l'avant-garde de l'humanité, aidant à explorer le champ de ce qui nous attend, ou d'être juste un membre du peloton suivant le rythme et attendre le jour où il n'y a aura plus d'autre issue que d'atteindre le but parce qu'il doit en être ainsi.

   Nous sommes encouragés à lire la littérature théosophique. Ces livres peuvent être comparés à des cartes qui nous indiquent le chemin sur la route où nous nous sommes engagés. Mais il nous est également dit que ces livres seront peu utiles pour l'étudiant s'il connaît les lois qui y sont expliquées mais ne les applique pas pour s'aider lui-même et aider ceux qui l'entourent.
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   Nous ne devons pas oublier tous ceux qui, au-delà des mots, ont prouvé par leurs actes qu'il est possible de vivre autrement, en appliquant les enseignements Théosophiques à la vie quotidienne, non seulement dans les questions spirituelles mais aussi dans les aspects pratiques. Ce sont, après tout, les deux faces d'une même médaille.

   Ainsi, la conscience universelle ou la conscience Unitaire est l'objectif final pour (nous), chercheurs de la Vérité. Y arriver exige un développement intérieur que personne n'est susceptible de nous donner et qui ne peut être acquis que par un effort personnel et individuel : le concept le plus élevé qu'un être humain peut avoir de l'Essence divine ne peut être atteint que par lui-même.

   Il nous est dit que l'étudiant en Théosophie peut développer ses propres pouvoirs spirituels intérieurs et qu'il a la capacité de trouver la vérité qui brille sous de multiples voiles d'ignorance et de confusion ; pour y parvenir, il doit purifier sa vie de sorte que son Esprit intérieur atteigne la compréhension des vérités les plus élevées. Que l'Esprit « demeure en chaque être humain et lorsque que sa lumière brille, le divin s'éveille pour celui qui a un cœur pur. » (AB. L'étudiant en théosophie)

   Sri Ram = avec très peu de connaissance de la Science du Soi, que nous appelons Théosophie, un processus de changement se met en œuvre. Par ce changement on commence à regarder les choses différemment. Une fois commencée, l'étude de la théosophie ne s'arrête pas, non seulement à l'aune d'une vie, mais aussi pendant toutes les vies futures.
Tout est interconnecté

   De nos jours, la recherche scientifique avance rapidement dans de nombreux domaines. L'Institut des Sciences Noétiques soutient depuis longtemps la recherche aux frontières de la conscience, y compris sur la connexion cerveau-esprit. Nous voyons également que la recherche est menée dans le champ des neurosciences et de la neurotechnologie, y compris dans le domaine émergent de la neuroéthique. Certains chercheurs disent « A chaque changement dans la conscience correspond un changement effectif dans une certaine zone du cerveau. »

   Nous avons eu l'année dernière un séminaire très intéressant animé par le Dr. J. Foglia sur les effets de la méditation sur le cerveau humain et sur le corps tout entier. Il a également mentionné les possibilités infinies qu'auraient les humains s'ils étaient seulement capables d'utiliser et d'appliquer la méditation à la régénération de notre mode de vie, de notre pensée et de nos actes.

   Dans la lettre No 22, le Mahatma KH en appelle à l'axiome Hermétique : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », ce qui implique la corrélation entre l''universel et l'esprit humain, ou devrions-nous dire entre la conscience universelle et la conscience humaine, basée sur la loi de l'analogie.

   KH parle de « l'esprit infini » qui, indique-t-il, devrait en réalité être appelé « la Force infinie ». Joy Mills précise que l'on pourrait supposer que, tandis qu'aucun cerveau physique tel que celui que nous avons dans nos propres têtes n'existe à des niveaux ou fréquences plus élevés, quelque chose correspondant aux fonctions du cerveau et du cervelet existe à l'évidence à ce stade. Dans ses explications, KH suggère l'existence d'une correspondance entre les différents niveaux « partout à travers les myriades de mondes. »

   D'autre part, certains auteurs (comme Gottfried de Purucker) disent que nous sommes en définitive des monades spirituelles et intellectuelles, atomes de la conscience suprême de notre univers. Il en résulte que nous tirons notre origine de cette conscience et sommes appelés à lui revenir, mais que nous entamerons ensuite un chemin d'évolution de plus grande ampleur au cours de la prochaine manifestation cosmique. GDP indique que même les atomes qui forment notre corps humain sont une expression de cette entité cosmique, puisqu'ils sont psycho-magnétiquement attirés par ce corps, qui devient à son tour une expression de cette entité cosmique. Tout dans l'univers est lié et entremêlé avec tout le reste. Cette conscience céleste est notre source d'inspiration, la lumière qui nous guide éternellement, qui imprègne chaque atome de notre être. C'est la vie-intelligence cosmique qui pénètre tout, reliant intimement tout ce qui existe dans l'univers.
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Le concept Bouddhiste nous enseigne donc que tout est intimement connecté, partout.

Il n'y a pas de vraie différence entre cette métaphore et la théorie des cordes en physique, laquelle nous dit qu'il y a une connexion vibratoire entre tout ce qui existe dans l'univers.

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A propos de notre recherche de la vérité

   La S.T. est composée d'étudiants, qui appartenant ou non à quelque religion du monde et qui, unis par l'aspiration à éliminer les conflits religieux et rassembler les personnes de bonne volonté, souhaitent étudier les vérités fondamentales de chaque religion et partager le résultat de leurs études avec d'autres. Ils ne sont pas unis par la même croyance, mais par l'aspiration à trouver la Vérité. Ils pensent y parvenir par l'étude, la méditation, la vie pure et le dévouement à des idéaux élevés, et ils pensent que la vérité est le résultat de l'effort plutôt qu'un dogme édicté par quelque autorité.

   La nature de cette recherche devrait influencer leur style de vie. Elle devrait changer la nature des relations avec autrui ; elle devrait affecter les actions dans les choses importantes de la vie.

   Les étudiants en théosophie pensent que les croyances doivent être le résultat de l'étude ou de l'intuition individuelle et être basées sur l'intuition. Tolérants, ils comprennent tout le monde, même les personnes intolérantes, non pas comme un privilège qu'ils accordent, mais comme un devoir qu'ils accomplissent, essayant d'effacer l'ignorance sans attaquer ceux qui en souffrent. Ils voient dans chaque religion une expression partielle de la Sagesse Divine, et à la condamnation ils préfèrent l'étude, au prosélytisme la pratique. Leur devise est Paix ; leur aspiration, Vérité ; leur objectif, en définitive, est la conscience unitaire, la Bouddhéité.
CONCLUSION

   Afin de diffuser le savoir des temps anciens, qui est parvenu jusqu'à nous par l'intermédiaire d'HPB sous la guidance de ses Maîtres, il y a toujours eu dans le passé, et il y aura toujours à l'avenir, des volontaires pour servir ce que la Vérité implique, diffuser le savoir acquis au travers de notre propre expérience et la mettre en pratique dans notre vie quotidienne.

   Joy Mills pose une question que nous pourrions tout aussi bien nous poser aujourd'hui ici : 'Quel rôle avons-nous, à la fois collectivement et individuellement, en tant qu'héritiers de cette très riche tradition de Sagesse ? Quel rôle avons-nous dans cette œuvre fantastique, cette noble cause de la Fraternité Universelle ? '

    Et nous pourrions ajouter une autre question, au sujet de notre engagement en tant que théosophes :

   Jusqu'à quel point, dans quelle mesure sommes-nous engagés dans la Vie avec une aspiration unique et une tension exclusive vers l'atteinte de notre objectif, qui est d'être reconnus comme êtres humains complets, régénérés, transformés, intuitifs, sages, après avoir atteint la conscience unitaire et universelle de la Bouddhéité?
CONGRES THEOSOPHIQUE - BARCELONE - AOUT 2017

                             LES FONDATEURS

H.P.Blavatsky
& H.S. Olcott

H.P. Blavatsky (von Hahn),  est née à Ekaterinoslav (Russie) en 1831. Elle était la petite-fille par sa mère de la princesse Elena Dolgorouki et descendait par son père des princes de Mecklembourg, naturalisés Russes depuis trois cents ans. En 1848 elle épousa le vieux général Blavatsky, vice gouverneur d’Erivan : ce fut un mariage blanc. Elle s’enfuit trois mois après et son père, comprenant que cette fille étrange échappait aux règles ordinaires, lui fournit des subsides et la laissa agir à sa guise.
Traversant le Caucase elle gagna Constantinople, puis l’Egypte et la Grèce et essaya en vain de pénétrer au Tibet. C’est à Londres en 1851 qu’elle vit dans un corps physique, le Maître qui veillait sur elle depuis son enfance. Il lui apprit qu’elle était l’instrument choisi pour constituer la Société Théosophique – instrument imparfait, mais le seul utilisable à cette fin. Hélena Blavatsky partit alors pour le Canada, le Mexique et les Indes. Elle pénétrait enfin en 1864 au cœur du Tibet et y rejoignait ses Maîtres aimés. Elle y travailla plusieurs années sous la direction de la Loge Blanche, la hiérarchie des adeptes qui guident l’évolution de l’humanité. Ils l’envoyaient dans le monde occidental pour ramener les esprits à l’étude de la Vérité et de la Sagesse antique.
En 1873 les communications occultes avec les Maîtres étaient établies et elle recevait l’ordre de partir pour l’Amérique. C’est là que fut fondée à New York le 7 septembre 1875 la Société Théosophique par H.P.Blavatsky et le colonel Olcott, W.Q.Judge, Mrs Britten et onze autres membres.
« Avant que ne commence le mouvement théosophique et pendant deux mille ans, depuis la décadence de la civilisation grecque, il n’y a eu en Europe ni une synthèse religieuse ni une synthèse intellectuelle qui puisse satisfaire un homme cultivé. Vie religieuse, vie artistique, philosophique, chacune à sa façon apportait son message, mais restait isolée dans sa sphère sans que rien les rattache l’une  l’autre. H.P.B. a fait jaillir de ses écrits cette grande synthèse qui unit les parties en un tout éblouissant de lumière, d’harmonie et de vie. (G West) » La Religion, la Science, la Philosophie et l’Art forment les branches du savoir qui seront rassemblées en un seul arbre gigantesque : l’Arbre de la Connaissance. (La vie d’Annie Besant – S.GLACHANT)

Henry Steel Olcott, est née à Orange, dans le New Jersey, USA, le 2 août 1832.
Lorsqu’un homme qui s’est fait un nom comme agronome, puis comme avocat de la ville de New-York, des grandes compagnies d’assurance, de l’industrie sidérurgique, etc. : qui préside la « National Insurance Convention » chargée de rédiger la loi sur les assurances, qui est proposé comme ministre des Finances des USA, qui est le correspondant le plus en vue des grands journaux américains que le Président des Etats-Unis n’hésite pas à recommander personnellement, renonce à sa famille, à tous les honneurs et à tous les avantages pécuniaires de sa situation et s’expatrie, il faut bien admettre que ce qui l’inspire est pour lui la Vérité.
    Sa passion semblait être d’exprimer ce qu’il voyait et ressentait avec une grande précision et sans complaisance. Aussi n’hésite-t-il pas à présenter H.P.Blavatsky, l’autre fondateur de la S.T. avec ses défauts, ses bizarreries, ses sautes d’humeur, son humour aussi et à mettre en garde contre l’adoration qu’on pourrait être tenté de lui porter. Cette impartialité est pour beaucoup une garantie de la véracité des propos du Colonel Olcott concernant les pouvoirs psychiques de H.P.Blavatsky.

Ce qui frappe dans cet homme honnête, loyal, doué d’un grand sens commun, généreux, fidèle et humoriste, c’est que toute son activité est un œuvre de pionnier : première incinération en Amérique, sous les sarcasmes d’une partie de la presse, première exposition de produits indiens, créateur d’écoles, de sociétés, de bibliothèques hindoues, élaborateur d’un plan technique à Baroda, éditeur de journaux pour enfants hindous, promoteur d’une Société de la femme indienne, créateur d’écoles pour hors castes, défenseur des hindous persécutés à Ceylan, sans parler de toutes ses œuvres pour vivifier l’étude du sanscrit et insuffler la fraternité dans les religions orientales et autres.

SUCCESSEURS ET PERSONNAGES MÉMORABLES:

Annie Besant
Annie (Wood) Besant est née le 1er octobre 1847 à Londres.  C’est le troisième personnage qui nous apparaît, lui aussi, comme un être tout à fait exceptionnel.
Tous les  problèmes sociaux sont familiers à Annie Besant. Elle est coéditeur du National Reformer,  membre du parti travailliste, des trade-unions, etc. Avec Hebert Burrow elle défend les intérêts des employées des fabriques d’allumettes dont le sort est particulièrement terrible. Elle est à la tête des mouvements en faveur du suffrage féminin, de l’égalité des droits de la femme et de l’homme. Elle participe aux discussions concernant les méthodes nouvelles d’enseignement : elle s’occupe des problèmes de logements, des repas scolaires, de l’abolition du travail à la tâche, de la réforme pénale et pénitentiaire, de l’antivivisection, etc. A lire cette énumération et à constater l’évolution actuelle de ces problèmes, on mesure le courage qu’il a fallu pour les aborder déjà dans la seconde moitié de l’avant dernier siècle.
   Annie Besant prend ainsi contact avec toutes les misères du monde. Elle s’incorpore à elles et c’est ce qui lui permettra toujours de parler avec l’autorité que donne l’expérience.
   Lorsqu’en 1889 le voile se déchire et que la théosophie lui apporte l’explication fondamentale des problèmes qu’elle cherche à résoudre, elle quitte le matérialisme,
 et toute la moisson d’expériences humaines qui est sienne, et la met avec ardeur et même avec passion, à la disposition des œuvres spirituelles et philanthropiques qu’elle entreprend.
  C’est par amour de l’homme concret qu’Annie Besant mystique abandonna sa foi chrétienne pour le servir dans le socialisme. Et c’est par amour de la spiritualité concrète qu’Annie Besant politicienne quitta le socialisme pour la Théosophie. La Théosophie n’a jamais été pour elle une théologie abstraite, objet d’une foi intellectuelle et affective, mais une synthèse biologique de l’esprit, une science, héroïquement expérimentée en elle-même et appliquée en tout instant, de cette vie divine, humanisée en nous, que théologies, philosophies et sciences se représentent diversement, et dont toutes nos histoires retracent le progrès.
Ce qui a attiré Annie Besant à la Théosophie n’était pas l’ampleur de son intuition métaphysique, c’était l’expérience, pressentie bien avant sa rencontre avec Mme Blavatsky, de la spiritualité, naturelle en même temps que divine, et concrète, qui est la vie de tous les hommes, et la conviction du droit qu’ont tous les hommes au service de ceux qui ont acquis la science de son évolution. 
La narration de ses luttes en faveur de l’Inde exigerait tout un volume. Le travail qu’elle fit pour la théosophie est incommensurable. Elle voua tous ses efforts aux recherches occultes, à l’enseignement, à la diffusion : dès qu’elle fut présidente, elle sembla avoir le don d’ubiquité – comme du reste presque tous les autres présidents. On la voit dans toutes les sections. Elle crée de nombreux mouvements sociaux et éducatifs.
On a dit d’elle qu’elle fut le plus grand orateur de son siècle. Son portrait serait incomplet si l’on n’ajoutait qu’elle a publié pas moins de 340 livres et brochures.

C.W.Leadbeater

C.W. Leadbeater, née le 17 février 1847 à Northumberland (Angleterre), a consacré, lui aussi, toute sa vie à la théosophie. Il a été le fidèle compagnon d’Annie Besant et l’instructeur de très nombreux théosophes, dont J. Krishnamurti. L’un de ses titres de gloire est sans doute de nous avoir, par ses nombreux livres, appris à connaître mieux la mort, les plans subtils, l’aura, etc.
   Cet occultiste nous a surtout appris le côté caché de la nature, l’ésotérisme des cérémonies religieuses et autres. Ses commentaires sur Aux pieds du Maître, etc., en collaboration avec Annie Besant, doivent être connus de tous ceux qui ont le tempérament mystique et qui désirent avancer dans la voie du disciple.
   Incalculable est le nombre de ceux dont la vie a été modifiée après lecture de ses ouvrages.
Ses derniers mots furent : « carry on » que l’on peut librement traduire par: « maintenez haut le flambeau ».

Jiddu Krishnamurti

J. Krishanmurti est né le 11 mai 1895 à Mandanapalle (Andhra Pradesh, Inde) de parents brahmanes mais peu fortunés. Un huitième enfant traditionnellement voué au Seigneur Krishna, Krishnamurti fut remarqué par des théosophes de Madras comme étant un enfant totalement dénué d’égoïsme. Très rapidement, Mme Annie Besant, alors Présidente de la Société Théosophique, l’adopta, l’entoura de personnalités de valeur qui le préparèrent en vue d’une visite qu’il fit en Angleterre en 1911, accompagné d’un frère plus jeune, très aimé. Plus tard il revint à Londres et y reçut une éducation générale assez poussée. Possédant l’anglais et le français, il commença, après la Grande Guerre, à devenir actif au sein de la mouvance de la Société Théosophique.
Être délicat et rempli de tact, Krishnamurti ne voulait d’aucune manière imposer à son auditoire la forme de son discours. D’où cette insistance à solliciter de cet auditoire, quel qu’il fut, une participation toujours accrue à l’étude qu’il conduisait avec lui. Are we together ? « Sommes-nous bien ensemble ?… Ce n’est pas la personne qui parle qui fait seule le travail ; c’est tous ensemble que nous avançons dans le sujet. » Ces remarques, il en ponctuait ses causeries, comme des rappels pour une plus grande vigilance de la part de l’auditeur, qui, toujours, a trop tendance à se laisser bercer par l’écoute et ainsi « reçoit la pluie » au lieu d’être lui-même à la fois la pluie et le terrain à irriguer.
Comme beaucoup d’êtres d’exception, c’est encore relativement jeune que les grandes lignes de son enseignement furent clairement formulées ainsi que le prouvent les conférences, les séminaires, les causeries qu’il donna jusqu’en 1929 ; en quelques mots celui-ci peut se résumer comme suit : se libérer des contraintes engendrées par l’appartenance aux races, nationalités, religions, classes, traditions, éducation, mais aussi annihiler la personnalité dont un des reflets majeurs est l’égoïsme, rechercher inlassablement la Vérité…et devenir par son propre entendement, son intuition, son éthique, ce que toute homme devrait être : un homme libre, autrement dit, un adulte.

Alfred Percy Sinnett (1840-1921)
Depuis 1872, A.P.Sinnett était Directeur du journal The Pioneer, quotidien le plus influent des Indes à cette époque, lorsqu’il apprit l’arrivée à Bombay, le 17 février 1879, des Fondateurs de la Société Théosophique, Mme Blavatsky et le colonel Henry Steel Olcott.
Très rapidement un contact fut établi et son nom devint intimement uni aux deux déjà cités. Ce fut chez les Sinnett, à Allahabad ou à Simla, que se produisirent les phénomènes que nous trouvons décrits dans « Le Monde Occulte ». L’ardent désir de  A.P.Sinnett fut de pouvoir échanger une correspondance avec les « Maîtres » de Mme Blavatsky. Celle-ci lui facilita ce contact et il en résulta un long échange épistolaire entre 1880 et 1884, échange qui permit d’une part l’exposition des enseignements contenus dans ces Lettres, ce fut « Le Bouddhisme Esotérique » qui parut en 1883, et d’autre part, mais après son décès survenu en 1921, la publication « verbatim » des « Lettres » elles-mêmes.
Président de la London Lodge, il devint, par deux fois, Vice-Président de la Société Théosophique mondiale.
Lorsqu’il adhéra à la Société en 1879 il jeta le poids de son autorité et de son prestige dans l’aventure entreprise par Mme Blavatsky et le Colonel Olcott. Il le fit avec un courage que nous apprécions difficilement aujourd’hui étant donné la position de premier plan qu’il occupait dans les sphères anglaises de l’Inde.

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